Que faisiez-vous en octobre dernier ? Vous n'étiez pas à
Villemur-sur-Tarn ? Vous avez manqué un événement hors du commun où BMW
d'exception, art et sport urbains se côtoyaient dans un lieu historique.
Nous étions partenaires de la 2e édition de l'événement La
Caserne X HFMSTRS. Pour ceux qui n'étaient pas là, retour sur cette
édition.
Nous vous avions déjà présenté le collectif HFMSTRS
lors de notre dernier événement avec eux : à
découvrir ici.
Derrière ce nom qui fait référence au célèbre pli
Hofmeister, se cachent trois passionnés : Jasper Schwering, Daniel Rs
Raseberger et Tobi Kengel.
Originaires d'Allemagne, ils font vivre l'histoire de la
marque BMW avec l'aide de BMW Classic à travers l'Europe.
En France, l'unique représentant est Maxime Cassagne
qui, en l'espace d'un peu plus d'un an, a créé des rendez-vous passionnants et
marquants.
En ce début des vacances de la Toussaint, Maxime organisait
la deuxième édition de son grand événement avec sa propre association,
La Caserne.
Direction Villemur-sur-Tarn pour un événement immanquable
dont on se devait d'être partenaire par amour de la marque.
Dans l'ancien complexe industriel de pâtes alimentaires
Brusson étaient nichées de nombreuses autos d'exception, dont quatre BMW
directement venues de la collection privée du musée situé à Munich. Un fait
rare, même très rare dans une si petite ville de France. Magnifiquement mises
en valeur par l'incroyable salle Eiffel, ces autos ont fait vibrer le cœur des
passionnés.
Pour les 50 ans de l’épopée, BMW a ramené la première Art
Cars de l’histoire.
En 1975, le commissaire-priseur et pilote Hervé Poulain
imagina de confier la carrosserie d'une BMW 3.0 CSL au sculpteur
américain Alexander Calder, donnant naissance à la toute première BMW Art Car Calder.
Il peignit directement sur la carrosserie de larges aplats de couleurs
primaires, créant une icône mêlant expression artistique et puissance
mécanique. La voiture fut engagée aux 24 Heures du Mans 1975 par Hervé Poulain,
Sam Posey et Jean Guichet, mais dut abandonner après sept heures à cause d'un
arbre de transmission défectueux. Ce projet fou devait pourtant marquer
l'histoire à jamais, lançant une collection qui compte aujourd'hui 20 œuvres
d'art roulantes et permit à des artistes comme Andy Warhol, Roy Lichtenstein ou
Jeff Koons de s'exprimer sur des carrosseries de course.
Avoir la première Art Car, c’est incroyable, en avoir une
deuxième c’est magique.
Engagée dans la catégorie LMGT2 des 24 Heures du Mans 2010,
la BMW M3 GT2 Art Car conçue par Jeff Koons incarne le retour flamboyant
du Pop Art dans la série BMW Art Cars, pensée pour exprimer la vitesse, la
puissance et le mouvement Koons poussa l'expérience jusqu'à vivre la course de
l'intérieur : essais à Sebring avec l'équipe Rahal Letterman Racing, tours de
piste en BMW M1 historique, pour ressentir physiquement la vitesse et nourrir
sa création. La voiture porta le numéro 79, en hommage à la BMW Art Car d'Andy
Warhol de 1979, pilotée par Andy Priaulx, Dirk Müller et Dirk Werner, mais dut
abandonner après cinq heures de course en raison de problèmes techniques. Dévoilée au
Centre Pompidou à Paris en juin 2010, elle fut acclamée par les médias et
les magazines d'art du monde entier.
Lors des 12 Heures de Sebring en mars 2001, la BMW M3 GTR,
pilotée par JJ Lehto et Jörg Müller, termina sur le podium dès sa première
course : le début d'une nouvelle ère dans le sport automobile américain.
Équipée d'un V8 4.0 litres développé en interne pour contrer la Porsche 911
GT3-R, elle décrocha les titres pilotes et constructeurs dès sa première
saison en ALMS, sans qu'aucune autre marque ne remporte de course en GT
cette année-là. Sa carrière fut cependant de courte durée : la définition de “
modèle de série ” fut modifiée, exigeant désormais 100 exemplaires homologués
minimum au lieu de dix, scellant le retrait de la M3 GTR après une unique
saison triomphante en motorsport américain. Elle devint par ailleurs
mondialement célèbre grâce à sa présence dans le jeu vidéo Need for Speed
: Most Wanted en 2005, la propulsant dans la culture populaire bien
au-delà des circuits.
Construite en 1999, cette Z3 unique fut développée
par la division M de BMW pour prouver que tous les moteurs de la gamme de
l'époque pouvaient tenir sous le capot du petit roadster, du quatre-cylindres
au V12. Le bloc retenu fut le V12 5.4 litres M73, issu des Série 7 E38
et Série 8 E31, développant 326 chevaux et 490 Nm de couple, accouplé à une
boîte manuelle à six rapports empruntée à la 850Ci. Le moteur colossal posait
toutefois de sérieux problèmes : une répartition des masses déséquilibrée vers
l'avant, des difficultés de refroidissement obligeant à des arrêts réguliers,
et un carter d'huile qui raclait le sol. Seuls les journalistes du magazine
allemand Autozeitung eurent l'occasion de voir et de conduire ce
prototype, qui resta caché près de 13 ans avant d'être révélé au public.
Notre fidèle BMW M1 orange était de sortie. La M1 est
l'unique supercar que BMW n’ait jamais produite, née d'un projet commun
avec Lamborghini — un châssis tubulaire conçu avec l'aide de Lamborghini, un
design signé Giugiaro, des carrosseries produites par Italdesign et un
six-cylindres en ligne 3.5 litres de 470 chevaux pour la version Groupe 4. Pour
se qualifier, BMW devait produire au moins 400 exemplaires sur deux ans ; de
1979 à 1981, seulement 453 M1 furent construites, dont 399 versions routières.
La BMW M4 GTS fut lancée en édition limitée à 700 unités
pour célébrer les 30 ans de la BMW M3 en production depuis 1986. Pistarde
confirmée, elle s'inscrit dans la lignée des modèles légendaires tels que les
M3 Evo, Sport Evo, GT Coupé et CSL, avec un poids contenu à 1 510 kg et une
puissance portée à 500 chevaux. Son bloc bénéficia d'une innovation
particulièrement audacieuse pour l'époque : un système d'injection d'eau
permettant de refroidir les gaz d'admission et d'augmenter le boost sans
risquer la surchauffe, lui conférant 600 Nm de couple. Avec un temps au tour de
7 minutes 28 secondes sur le Nürburgring Nordschleife, elle fut au moment de sa
sortie la BMW de série la plus rapide jamais produite, et fut même utilisée
comme voiture de sécurité en DTM au printemps 2016. Notre exemplaire est
neuf.
Avec l’incroyable Z3 V12 il était nécessaire de ramener un
autre prototype unique, conçu par nos soins. En mars 1996, un drôle
d'engin fit ses premiers tours de roue près de Toulouse : à première vue un
simple Z3 1.9, mais quelques détails trahissaient sa véritable nature — son
assiette rabaissée de 5 cm, ses voies élargies et surtout sa sonorité unique. C'est
l'histoire d'un modèle unique, une voiture sportive assemblée pour le prestige,
non destinée à la course et qu'il n'a jamais été question de commercialiser,
née de l'idée du concessionnaire toulousain Roland Pelras de créer une sorte de
Z3 M avant l'heure officielle. Construite par Jean-Marie Collon sous
l'impulsion de Roland Pelras, le Z3 Pelras fut équipé du 3.2 litres de la
BMW M3 E36 poussé à 350 chevaux, avec un pont arrière de M3 Groupe A, un
arbre de transmission sur mesure et des jantes magnésium et aluminium
spécialement réalisées par BBS. En octobre 1996, le Z3 Pelras eut les honneurs
de la couverture d'Auto Hebdo, et BMW ne tarda pas à sortir sa
propre version M officielle au Salon de Genève 1997.
Même si les BMW étaient largement représentées avec de
magnifiques exemplaires — Alpina 1600 Ti, Alpina 3.0 CSi, Alpina B9 3.5,
BMW 700 Coupé, M3, M5... — il y avait également d'autres voitures rares et
passionnantes.
Certaines semblaient s'être échappées des paddocks, à
l'image de l'une des 55 Dodge Viper GTS-R de 1996. La Viper est un
monstre de piste qui s'est notamment illustré à Daytona et à Silverstone.
À l'intérieur, une magnifique Lamborghini Murciélago R-GT
trônait aux côtés d'une rare Porsche 906. À l'extérieur, une belle Aston
Martin V8 Vantage N24 avait elle aussi fait le déplacement. Cette version
exclusivement dédiée à la piste est homologuée pour différents championnats, et
c'est notamment Gaëtan Paletou, lauréat de la GT Academy Europe 2014, que l'on
peut trouver à son volant.
On pouvait également admirer la belle réplique de la BMW
E21 Turbo Gr.5 que nous avons eu le plaisir d'accueillir un temps à la
concession — lire
l'histoire ici.
Parmi les autres pépites : une belle Ferrari 308 Michelotto
Gr.4, une Porsche 996 GT3, une Ferrari 488 Pista, ou encore une magnifique
McLaren 600 LT Spider dans une configuration quasi unique, dotée de nombreuses
options MSO : carbone MSO, Bleu Burton MSO, sièges Senna Carbone...
Impossible de toutes les citer — les images parlent
d'elles-mêmes.
L'événement était bien plus qu'un simple rassemblement de
voitures : c'était un lieu d'échange et de rencontre entre différents
univers et des personnes de tout âge. Petits et grands pouvaient profiter
de l'ambiance unique et des nombreuses activités proposées.
Jouer à la PS2 avec Gran Turismo 4 à côté de la M3
GTR ? C'était possible. Tout comme disputer une partie de baby-foot à
deux pas de notre M1.
Les amateurs de style pouvaient se faire tailler la barbe
à côté du Z3 V12 chez un barber installé pour l'occasion. Les amateurs d'art,
quant à eux, pouvaient assister à une séance de live painting avec
l'artiste Toncé.
En plus des souvenirs plein les yeux, il était possible de
repartir avec un souvenir bien concret grâce à une boutique lifestyle,
un stand de detailing, ainsi qu'un espace dédié aux miniatures et aux objets
vintage.
Prendre un café ou déjeuner au milieu de ces machines
d'exception était un atout très apprécié, qui a permis aux visiteurs de prendre
leur temps et de rester jusqu'à la fin de la journée.
Le samedi était ponctué par la révélation des voitures
encore voilées, une démonstration de BMX et une nocturne animée par un DJ
Set. Le dimanche, les BMX étaient à nouveau à la fête, avant l'annonce du
grand gagnant de la tombola — car oui, il était possible de repartir
avec une très jolie BMW Z3 1.8.
Un événement magique et passionnant, qui a su
rassembler et faire cohabiter des univers très différents, pour le plus grand
plaisir de tous les visiteurs. Il était finalement temps de fermer les portes,
de ranger... et d'aider à charger les précieuses BMW du musée dans le camion.
Vivement la prochaine édition !